Nouveautés

On n'est pas des trous-de-cul

Marie Letellier

En 1971 Gérald Godin et les édition Parti pris faisaient paraître On n’est pas des trous-de-cul de Marie Letellier.

 

Tiré d’une thèse d’anthropologie réalisée deux ans auparavant, On n’est pas des trous-de-cul raconte une famille du Centre-Sud : celle de Ti-Noir, Monique et leurs enfants. Mais à travers les histoires acadabrantes des Bouchard, c’est tout un pan de l’histoire populaire du Québec qui se déploie sous nos yeux. À une époque où le joual peine encore à percer les codes de l’écrit, ce travail d’immersion apparaît comme un véritable tour de force.

 

Réalisée avec la collaboration de Marie Letellier et de son compagnon Jean-Pierre Sauvé, cette nouvelle édition reprend le texte original en intégralité, auquel s’ajoutent une postface rédigée en 1984 pour un projet de réédition abandonné, un entretien avec les auteurs ainsi que de nouvelles gravures de Sauvé et des images de l’appartement où ils ont voisiné les Bouchard.

Parution : 2019

223 pages

ISBN : 9-782924-0392747

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Le nom-membrane

Simon Brown

Le nom-membrane articule la difficile adhérence du langage aux choses et procède à l'autopsie de cet indicible mur qui les isole et fonde leurs échanges tout à la fois. Une écriture d'une clarté insaisissable où la forme et le fond s’entremêlent et s’interrogent mutuellement à travers le prisme du quotidien.

Une recette de cuisine expérimentale aux ingrédients puisés à même le garde-manger de la banalité.

 

«Le feu est une prise et la prise est un cri. La prise est un cri et le cri est un nom. Le cri est un nom et le nom est une membrane.» 

 

Simon Brown est un artiste et poète interdisciplinaire originaire du Nouveau-Brunswick.  Il présente ses textes dans plusieurs contextes : œuvres collaboratives, livres d’artiste, recueils et revues. Également traducteur, il a adapté les textes de Maude Pilon, Steve Savage, Erin Robinsong, Angela Carr et Jacob Wren, entre autres. Ses oeuvres sont parues chez divers éditeurs au Québec, au Canada et en France.

Parution : 2019

90 pages

ISBN : 9-782924-039267

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L'Âne de Carpizan

Raymond Goulet

« Il a la honteuse maladie d’être allergique aux soutanes et aime bien donner du sabot dans le cul de tous les infortunés curés qui se hasardent à passer dans sa zone de visibilité. On a beau lui chanter que cela est vilain; il ne peut s’en empêcher... »


Ainsi se clôt cet objet littéraire insolite paru initialement en 1957 et
vendu sous le manteau à quelques rares initiés. Livre coup de poing, charge anticléricale, pamphlet ubuesque déjanté et surréaliste, L’Âne de Carpizan raconte l’étrange histoire de Célestin(e) Purée, évêque de Carpizan, transformé en évêquesse libidineuse par le docteur Fatimoff. Forte de sa condition, elle entreprend une traversée en bateau qui la mène vers plusieurs pays, qui sont autant d’occasions pour l’auteur Raymond Goulet de tourner en ridicule les travers du conservatisme de son époque et celui de ses contemporains.

Parution : 2019

231 pages

ISBN : 978-2-924039-21-2

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Québec, ville dépressionniste (2e édition)

Collectif

Québec a une histoire double. Peu de cités, comme cette capitale nationale, se présentent au monde entier lustrées, polies et radieuses, alors que dans leurs souterrains s’entrecroisent l’hypocrisie, la bêtise et l’arrogance des élites municipales. Elle est l’exemple par excellence d’une ville qui s’est développée par l’anéantissement systématique de son centre au profit de l’horreur banlieusarde. Québec dépérit ostensiblement sous sa muséification, son abandon à la spéculation grossière, son conservatisme grandissant, son esprit policier et sa dissolution dans les océans de périphéries conformistes. Au fil du temps, cette ville est devenue dépressionniste. Et l’ennui que ressentent ses habitants vient le confirmer.

Paru initialement en 2008, Québec, ville dépressionniste est un ouvrage collectif examinant l’histoire, la géographie, l’urbanisme, l’imaginaire et la vision du monde propres à la ville de Québec. Dans les textes qui composent ce livre, les auteurs dénoncent notamment les erreurs de l’administration Lamontagne, la laideur du boulevard Hamel, la niaiserie cosmique des célébrations du 400e, la dysneylandisation du Vieux-Québec, le conservatisme des habitants, l’oeuvre complète du Bonhomme Carnaval, les lieux fantômes comme l’Université Laval ou feu le quartier chinois, et toute la banlieue en général.

La seconde édition vous propose 5 textes supplémentaires :

  • 10 ans après... par Jasmin Miville-Allard, Mathieu Gauthier, Frédéric Mercure-Jolette

  • La poubellisation de Québec par Simon-Pierre Beaudet

  • Le guide beige présente :un voyage au coeur de la fonction publique québécoise par Bureau Beige

  • L’ère Labeaume par Simon-Pierre Beaudet

  • Le dépressionnisme urbain, une maladie contagieuse ? par Jean-Pierre Garnier 

Parution : 2018

192 pages

ISBN : 978-2-924039-24-3

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La chanson de ma mère

Alain Larose

Au fil des rues côteuses d’un humble quartier, la silhouette d’une jeune femme se dessine à travers ses tragédies intimes et les modestes comptes qu’elle tient dans un petit carnet. On la suit comme elle traverse sa vie, jusqu’à ce que l’oubli s’empare d’elle, jusqu’à ce que les contours du réel deviennent trop flous pour les reconnaître. Et l’on se surprend, alors que l’on croyait feuilleter l’album de famille du narrateur, à remonter le cours de sa propre mémoire, à se reconnaître soi-même dans ces textes où la dure réalité côtoie des moments d’une infinie tendresse.

Alain Larose poursuit ici son travail d’orfèvre, traçant dans le plomb

des jours ordinaires des portraits lumineux et d’une grande force

évocatrice.

Parution : 2018

58 pages

ISBN : 978-2-924039-23-6

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Montréal, ville dépressionniste

Collectif

Montréal produit assez d’aberrations non seulement pour en faire un livre, mais également pour venir à bout du moral de ses citoyens. D’une démocratie qui fonctionne à coups de maires populistes, aux erreurs monumentales comme le défunt échangeur des Pins ou le viaduc Berri, en passant par la destruction de Griffintown et le nouveau Quartier des spectacles, Montréal est dépressionniste.

Rien ne manque à cette ville, pas même quelques pisse-vinaigres qui ont voulu profiter du 375e pour lui faire sa fête. Parler librement et dire quelque chose de significatif à propos de notre milieu de vie, voilà l’objectif aussi simple qu’exigeant de cet ouvrage collectif.

Plus d'une quinzaine de personnes participent à cette publication qui reprend l’énergie de Québec ville dépressionniste, paru en 2008 : universitaires, punks, littéraires, militants, vulgaires profs de cégeps, chargés de cours grattant les fonds de tiroirs et autres vedettes inconnues de la microédition. Certaines plumes sont là depuis les débuts de la Conspiration dépressionniste, d’autres se sont greffées avec le temps.

Parution : 2018
ISBN : 978-2-924039-18-2

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